Centre Culturel de La Ricamarie

Médina Mérika

Médina Mérika

Compagnie NOMADE IN FRANCE / Oran Pamuk - Abdelwaheb Sefsaf / Abdelwaheb Sefsaf

 La véritable culture du Made in Médina. Du bric et du broc musical et poétique pour rapprocher deux mondes bouillonnants et chahutés.

Médina Mérika, c’est l’histoire d’un rêve américain depuis la médina, sur fond de printemps arabe à la dérive. Une Amérique générique, symbole de l’Occident tout entier, à la fois « quête » et pire ennemi. Un symbole de liberté autant que d’impérialisme, de modernité autant que de déchéance, tout à la fois possible et impossible.
La médina, c’est celle qui emprunte aux personnages de « Dallas » les noms de ses tissus orientaux pour en rehausser le prestige. Tissus « Sue Ellen » ou « Pamela » pour déclencher l’achat compulsif chez la ménagère voilée de moins de 50 ans. Un « Made in América » revu et corrigé à la sauce « Médina Mérika ». Quelle Médina ? Toutes les médinas. Médina en arabe c’est la ville. Un nom souvent utilisé pour baptiser les nouveaux quartiers commerçants où se trouve généralement le souk. Carrefour commercial mais aussi carrefour d’idées mêlant zones d’échanges et de changes plus ou moins légaux. Lieux de rencontres et de convoitise. Le spectacle « Médina Mérika » est une tentative d’établir un état des lieux sans concession, sans complaisance et dépouillé de tout romantisme. Un face à face, un mano à mano entre Orient et Occident, pour imaginer et recenser ce qui nous sépare pour mieux inventer ce qui nous unit. C’est aussi la poursuite d’un chemin entrepris avec Dezoriental et poursuivi avec le Fantasia Orchestra. Une fusion entre la pop décalée du Fantasia et la Word de Dezoriental. Onirisme et intelligence d’écriture sur des textes en français et en arabe, pour permettre la fusion en même temps que la mise en perspective de deux mondes.
Enfin, Médina Mérika, c’est la rencontre de deux artistes, Georges Baux et Abdelwaheb Sefsaf, apparemment opposés par leur naissance mais qui sont finalement les deux faces d’un même personnage. Leurs compositions semblent être toujours à la confluence d’un nord et d’un sud, comme une synthèse de leurs deux personnalités. Docteur Baux, issu de la bourgeoisie Toulousaine et musicien chevronné : c’est un peu « l’Amérique ».
Mister Sefsaf, Stéphanois, fils d’immigrés Algériens, comédien de formation et autodidacte du chant : c’est franchement la Médina.
Leur rencontre artistique c’est aussi un peu « l’impossible devenu possible ».

Centre Culturel de La Ricamarie - salle Louis Daquin - avenue Maurice Thorez - 42150 La Ricamarie - 04 77 80 30 59