Centre Culturel de La Ricamarie

Dyptik

Dyptik

Compagnie Dyptik - Ex Melting Force

« Dyptik », c’est la rencontre de deux pays, deux cultures, deux mondes distincts qui se regardent et se complètent pour devenir indissociables.

À l’origine de Dyptik, il y a une rencontre. Celle de Souhail Marchiche et Mehdi Meghari avec les danseurs maliens de la compagnie Dogmen G en décembre 2012 pour des échanges chorégraphiques organisés à Bamako.
De ce partage autour de la danse, est née l’envie d’aller plus loin, d’explorer les identités de deux pays, de deux cultures, de deux manières d’appréhender le hip-hop… Alors que leur précédente création, « En Quête », explorait le thème du déracinement, les chorégraphes et danseurs Souhail Marchiche et Mehdi Meghari s’attaquent avec Dyptik à la question de l’identité et du regard porté sur l’autre.

Qui sommes-nous ? Qu’est-ce qui nous définit aux yeux du monde ? Quelle lecture de soi et de nos modes d’expressions développons-nous face au miroir de l’altérité ? Comment le corps, le mouvement, la danse traduisent-ils les nuances de nos identités culturelles ?
Dyptik porte en elle ces interrogations. Dans ce cadre chorégraphique, les danseurs français et maliens se rencontrent, s’observent, s’effleurent et apprivoisent leurs différences pour mieux se comprendre. À travers le mouvement des corps, la dualité des approches s’estompe pour céder la place à une identité artistique commune dans un diptyque complémentaire.

« Avec Dyptik, en faisant dialoguer la France et le Mali, j’ai fait le pari que le croisement et l’interaction de deux identités culturelles et artistiques nourriraient ma recherche chorégraphique et l’amèneraient à dépasser ses codes habituels… La rencontre avec les danseurs maliens et leur richesse chorégraphique a servi de déclencheur. J’allais pouvoir confronter nos exigences et notre spécialisation au vaste éventail de leurs pratiques et à leur aisance à manier des styles de danse variés. Nos voyages au Mali et les ateliers menés en France ont nourri cette mise en question. Le dialogue qui s’est instauré nous a notamment rappelé que le hip-hop porte un langage pluriel qui incite à bousculer sans cesse les habitudes chorégraphiques. »

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